C’est Pline le Jeune qui, depuis l’autre coté de Naples, rapporta ceci…

« J’ai vu le Vésuve exploser, une colonne de presque 30 km de haut s’est élevée dans le ciel,

 et les premières bombes volcaniques et les pierres ponces sont tombées sur le sol »…

10 000 tonnes de matière étaient projetées à la seconde,

et retombaient sur Pompéi à raison de 15 cm d’épaisseur par heure.

Puis vinrent ensuite les lapillis et les scories,

et finalement les cendres des plus grosses aux plus fines.

Pour Pompéi, s’en était bien terminé,

à cet instant précis débutait 17 siècles d’un profond silence…

 

Et puis voilà, l’imagination et un travail de titan pour déblayer tout ce bazar,

l’arène et tout ce qu’il y a autour, cela représente des tonnes et des tonnes

de roches volcaniques et de poussières, qu’il a fallu  déblayer,

évacuer à coup de pelles, de truelles et de seaux, d’engins et de volonté,

et la magie opère, l’arène apparait dans toute sa splendeur, et dans toute sa tragédie aussi…

 

Alors pour expliquer le travail de fourmi de ce qui est fait ici,

un petit quartier de la ville a été recouvert par une structure en ferraille,

pour montrer et expliquer le travail des archéologues, qui patiemment raclent,

 dépoussièrent et déblaient  des tonnes de sédiments,

et consolident les structures les plus fragiles

pour redonner vie à la vie d’avant …

Alors là, forcément, ce n’est pas le partie la plus agréable de la visite.

J’ai déjà vu des ossuaires, notamment en Bretagne dans les cimetières,

mais là, la tragédie est bien présente et très forte.

 

Ce n’est pas du voyeurisme, c’est l’histoire dans ce qu’elle a de plus terrible.

1150 corps ont été exhumés, et un tiers de la ville est encore ensevelie.

Leur mort aurait été provoquée par des « nuées ardentes »,

dues à l’effondrement du cratère.

Un nuage de gaz, de cendres et de roches incandescentes

se propage horizontalement sur le sol, a plus de 200 km à l’heure,

comme une avalanche phénoménale engloutissant tout sur son passage…

Le vent devient ardant, et l’air irrespirable.

Les corps retrouvés ont la bouche ouverte, ayant happé l’air brulant…

Je ne sais pas si tu as ressenti la même chose que moi,

mais il me semble deviner les différents visages des personnes,

et je trouve cela très émouvant, car à force de les regarder,

c’est un peu comme s’ils m’étaient familiers…

Bien de trésors enfouis dorment encore dans les cendres de Pompéi…

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