De nouvelles rencontres , au bord d’un ruisseau,
où j’ai pu observer un Cincle plongeur, et chose assez rare,
il avait fait son nid sous une cascade…
Et j’ai fait mon affut non loin de là…
Le Cincle plongeur, appelé aussi « le Merle d’eau »,
et c’est vrai qu’au point de vue esthétique, cela ne vaut pas un Serin cini,
mais au niveau du savoir-faire, il en impose.
Il aime les torrents avec pas trop d’eau, et quelques pierres découvertes où il peut se poser.
L’eau ne lui fait pas peur, je l’ai vu s’y jeter façon ricochet, et c’est un excellent nageur.
Mais là où il excelle, c’est en plongée pour chercher sa pitance,
il plonge aisément et marche ainsi sous l’eau, à contre courant, aidé en cela,
par des « os pleins », ce qui est du jamais vu chez les oiseaux.
Quand il est sous l’eau, une membrane « nictitante » recouvre ses yeux et ferme ses narines,
un véritable sous-marin de chasse qui retourne les pierres à la recherche de larves,
et c’est la première fois que je l’ai vu attraper des poissons.
Il nage tranquillement, quand soudain il plonge et dans un grand tourbillon d’eau,
il ressort avec un poisson dans le bec.
Maintenant il faut tuer le poisson, ce n’est pas chose facile,
et comme cette opération est assez violente, il se protège les yeux.
Puis il faut traverser la cascade pour nourrir les petits,
qui doivent être un peu grands pour ingurgiter de telles proies…

***
Mais il n’était pas tout seul au bord de l’eau.
La Corneille mantelée et la Corneille noire trainaient dans le coin,
à la recherche de quelque chose à becter…


Même si ce sont deux espèces différentes,
elles s’hybrident facilement si tu vois ce que je veux dire,
les petites soirées entre corneilles ont toujours été à la mode, les dimanches au bord de l’eau,
et question nourriture, ce sont des pique-niques facile à organiser,
elles mangent de tout, même si ce n’est pas bon et que cela sent mauvais…
***

Petite séance de repos pour la Bergeronnette des ruisseaux
et un petit gazouillis en prime, que ja n’ai pas entendu à cause du bruit de la cascade…
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Le Pigeon biset, l’ancêtre du Pigeon domestique.
Il existe encore quelques « populations sauvages », mais je crois qu’elles se font rares.
Il s’est embourgeoisé, en fréquentant les villes qu’il a aisément colonisé,
se mélangeant aux autres espèces de pigeons.
En tout cas, s’il a une tache blanche sur le bec, un œil bien rouge,
une teinte verte et légèrement violacée sur le cou,
deux barres noires sur les ailes, même si ici elles sont marrons,
et s’il a les pattes bien rouges,
alors là, identification réussie, c’est bien un Pigeon biset…
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